Patrimoine Normand

Haras de Saint-Lô,

berceau du cheval de selle en France

Fief du cheval de selle français aujourd’hui mondialement reconnu, le haras de Saint-Lô est resté, depuis sa création en 1806 dans les anciens bâtiments d’un monastère annexé par la Révolution, le phare de l’élevage français et sans nul doute l’une des plus belles conquêtes normandes.

En 1665, Colbert avait fondé l’administration des haras, qui devait fournir des chevaux pour l’armée et pour l’agriculture. Le premier haras est fondé en 1806 à Saint-Lô. Il s’installe alors dans les bâtiments de l’ancienne abbaye Sainte-Croix. Devant l’accroissement des effectifs chevalins, un nouveau haras est construit sur un plus grand terrain, à l’est de la ville, à partir de juin 1882. Trente ans plus tard, il abrite 423 chevaux. (Photo P.Y. Lemeur © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 3 juin 2026 à 15:38 Par
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Dirigé depuis 1987 par Guy Bideault par ailleurs cavalier émérite en concours complet, en courses d’obstacles (il a disputé pas moins de 13 saisons de cross sur tous les grands terrains français) et même en endurance de haut niveau, le haras national de Saint-Lô porte l’empreinte de ce dirigeant énergique, connu pour son franc-parler et ses compétences professionnelles. En presque dix ans d’exercice, Guy Bideault a su non seulement préservé l’héritage de qualité laissé par ses prédécesseurs, mais aussi lui imprimer un nouvel élan. Grâce à la sélection des chevaux d’abord, à une adaptation aux techniques de pointes ensuite (telle qu’échographie, insémination artificielle en sperme frais ou congelé ou même transfert d’embryons depuis 1991, en liaison avec l’ADECNO, association des éleveurs de la circonscription de Saint-Lô), à une politique de dialogue également avec ces mêmes éleveurs que le directeur souhaite plus unis et plus forts et enfin grâce à une mise en valeur des étalons en compétition par des cavaliers des haras mais aussi de jeunes cavaliers privés et prometteurs. L’occasion pour ces derniers, dans un milieu qui n’est pas toujours très « argenté », de monter de très bons chevaux tout en les mettant en valeur.

La meilleure circonscription française

De nombreux étalons achetés puis affectés aux haras de Saint-Lô, sortent ainsi en compétition dès l’âge de quatre ans pour faire leurs preuves, et effectuent parfois toute une carrière nationale ou internationale tels Rosire, Si tu viens ou Arpège Pierreville, qui figurent au palmarès des plus grands concours. Leurs cavaliers ont nom : Jacques Moulin, Jean-Paul Lepetit, Vincent Serret, Sylvain Montigny et chez les plus jeunes, Reynald Angot, Evard Depona, Julien Epaillard, etc.

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