Patrimoine Normand

Gilles de Gouberville, gentilhomme du Cotentin

Découvert au XIXe siècle dans les archives d’un château du Cotentin, le Journal de Gilles de Gouberville constitue un témoignage exceptionnel sur la vie quotidienne d’un gentilhomme normand de la Renaissance. Entre gestion de domaine, travaux agricoles, relations sociales et observations du quotidien, ce « livre de raison » offre une plongée unique dans le Cotentin du XVIe siècle.

Deux pages ouvertes d’un des manuscrits de Gouberville. (Doc ; © Archives de la Manche)

Deux pages ouvertes d’un des manuscrits de Gouberville. (Doc ; © Archives de la Manche)

Mis à jour le 8 mai 2026 à 15:02 Par
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En 1867, l’Abbé Alexandre Tollemer, ancien principal du collège de Va­lognes, dénichait par hasard deux rouleaux poussiéreux d’un grimoire inconnu, dans le chartrier du château de Saint-Germain-de-Varreville appartenant à Raoul de la Gonnivière. Sa curiosité d’érudit aussitôt mise en éveil, il sollicita et obtint du propriétaire, l’autorisation d’étudier sa trouvaille à loisir et de faire ensuite ce qu’il voudrait de son travail .

Pendant de longs mois, Tollemer travailla à déchiffrer l’écriture obsolète de ces « deux liasses de papier enveloppées dans une feuille de parchemin, ayant [chacune] la forme d’un billot de 30 cm de long sur 10 de large et autant en épaisseur, dont les feuilles tenaient au dos de la couverture par une forte ficelle autour de laquelle s’enroulait le fil qui les unissait. » Toutefois, il ne regretta pas ses efforts, étant le premier à reprendre intimement contact avec « le vieux Sire » de Gouberville, alors totalement oublié depuis plusieurs siècles.

Le Mesnil-au-Val. La tour de Barville, à la fois chapelle et pigeonnier, dernier témoin d’origine du manoir de céans. (© Anne Bonnet)

Le Mesnil-au-Val. La tour de Barville, à la fois chapelle et pigeonnier, dernier témoin d’origine du manoir de céans. (© Anne Bonnet)

Comme il publiait ses résultats par bribes dans le journal de Valognes, il fut maintes fois demandé au savant abbé d’éditer sa transcription in extenso ; mais, craignant de rebuter le lecteur par la forme plutôt froide et répétitive du document, il préféra en préparer un commentaire, qu’il publia à Valognes en 1873, à … 30 exemplaires !

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