Historial Jeanne d’Arc

L’épopée de la Pucelle

Avec le roi Louis XIV et l’empereur Napoléon Ier, Jeanne d’Arc est sans doute l’un des personnages les plus fameux de l’histoire de France. Sa notoriété attire chaque année en Normandie des dizaines de milliers de visiteurs, venus spécialement des quatre coins du globe pour arpenter les lieux où l’héroïne passa les derniers mois de son existence. Après avoir longtemps occulté sa mémoire, Rouen a décidé de s’en emparer et de la revendiquer. Pour le meilleur… et le meilleur !

Historial Jeanne d'Arc à Rouen. Crypte du XIIIe siècle. Jean Juvénal des Ursins y raconte les prémices de l’épopée de Jeanne. (© Stéphane William Goindoin)

Historial Jeanne d’Arc à Rouen. Crypte du XIIIe siècle. Jean Juvénal des Ursins y raconte les prémices de l’épopée de Jeanne. (© Stéphane William Goindoin)

Mis à jour le 7 décembre 2025 à 21:22

Par le passé, il nous est souvent arrivé d’emprunter la rue Saint-Romain et de longer l’interminable mur de l’archevêché, en ressentant un étrange mélange de curiosité et de frustration. Curiosité, parce que toute personne un tant soit peu sensible à l’histoire ne pouvait ignorer ce qui s’était produit de l’autre côté, au cours du XVe siècle. Frustration, car rien ne laissait soupçonner quelles richesses architecturales se dissimulaient au-delà de l’infranchissable barrière minérale. Seules deux plaques un brin vieillottes rappelaient en façade qu’ici on avait condamné Jeanne d’Arc à mort en 1431, et que l’on avait ici aussi prononcé sa sentence de réhabilitation en 1456. Bien peu pour apaiser l’envie de connaître, la volonté d’en apprendre toujours un peu plus. Et c’est là que réside précisément le premier grand mérite du tout nouvel historial dédié à Jeanne d’Arc : une large partie du palais archiépiscopal est dorénavant ouverte au grand public ; chacun peut donc traverser le fameux mur pour s’approprie

Un saut du XIe au XVe siècle

C’est une expérience originale et passionnante que de suivre le parcours sillonnant les salles, couloirs et escaliers de l’Historial, pour une sorte d’immersion dans le temps et l’architecture. La visite débute fort bien, par la découverte de la crypte attribuée à l’archevêque Guillaume Bonne-Âme (1079-1110).

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