Lisieux, capitale du Pays d’Auge
2e partie
Après la découverte de l’histoire de la ville, de sa cathédrale et d’un quartier relativement préservé (voir article précédent), nous abordons le centre de Lisieux où les destructions furent terribles.
En face de la Maison Saint-Laurent, sur le côté oriental de la rue, au n°8, se dresse une autre belle maison canoniale, la Maison Sainte-Catherine, actuellement institution Frémont. Nous voyons ici une superbe maison du XVe siècle construite après la fin de la guerre de Cent Ans, caractéristique par son encorbellement sur sommiers se retournant d’une face sur l’autre. Dans le fond, nous apercevons un grand bâtiment en pan de bois du XVIIIe siècle. (Photo Georges Bernage © Patrimoine Normand)
Retrouvons Lisieux, là où nous l’avions laissée dans le précédent numéro. Nous en avions découvert les riches origines gallo-romaines, son passé médiéval autour de sa cathédrale et nous en avions commencé la visite en venant de Caen (et de son intéressant musée) en pénétrant dans la cité par la Grande Rue (rue Henry-Chéron) puis la rue du Bouteiller – (rue du Docteur-Degrenne). Nous étions là, en dehors du cœur de la cité, au milieu d’un patrimoine en grande partie épargné. Nous avions aussi fait la découverte du principal monument de la ville, sa superbe cathédrale, sans oublier l’église Saint-Jacques, bien restaurée et qui sert d’écrin à des expositions temporaires.
Cette nouvelle promenade va nous mener maintenant au cœur de la cité, quartier en grande partie détruit en 1944, et bien tristement reconstruit. Toute la partie nord a été épargnée et, là encore, nous découvrirons quelques merveilles : tout l’ancien quartier canonial est resté intact de même que l’îlot de l’ancien doyenné. Mais, de la Grande Rue alors si pittoresque il ne reste que la partie nord-est (l’îlot du doyenné) et, de l’autre côté, le bel hôtel de ville, ancien hôtel particulier édifié en 1713 pour Charles Le Bas de Préaux, receveur des tailles et acheté en 1771 par la ville pour y installer le nouvel hôtel de ville. La Grande Rue n’est plus que fragmentaire dans son patrimoine conservé et ses plus beaux éléments ont disparu, dont la maison Plantefor (et là la guerre n’y est pour rien) et le superbe ensemble qui se trouvait en face, entre l’hôtel de ville et l’entrée de la place Victor Hugo.
Lisieux, « capitale du pan de bois ». (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Cette promenade se terminera par la rue de la Paix (actuelle rue A. Briand) qui commençait à l’hôtel du Doyenné et a complètement disparu, entre le carrefour et l’église Saint-Jacques. Elle présentait un ensemble, cohérent et de qualité, de maisons de la seconde moitié du XVe siècle, souvent photographié et reproduit en cartes postales jusqu’en 1944. Il n’en reste plus rien. Cette rue est maintenant triste (comme tout ce qui a été reconstruit) et sans intérêt. Mais avant de conclure ce premier bilan, imprégnons-nous mieux de la richesse des anciens quartiers.
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