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Bayeux : la rue de la Maîtrise

Nous continuons cette promenade1 par la rue la plus pittoresque de ce quartier situé entre la cathédrale et l’ancien château.

Bayeux, rue de la Maîtrise. Au n° 15, cette ancienne maison canoniale est encore médiévale dans la structure de sa façade. Le porche a été refait au XVe siècle avec de magnifiques huisseries probablement d’origine. La partie gauche de cet édifice, à partir du contrefort, montre la présence d’une chapelle canoniale, qui pouvait remonter au moins au XIVe siècle, avec deux grandes baies en ogive malheureusement restructurées à l’époque moderne.

Bayeux, rue de la Maîtrise. Au n° 15, cette ancienne maison canoniale est encore médiévale dans la structure de sa façade. Le porche a été refait au XVe siècle avec de magnifiques huisseries probablement d’origine. La partie gauche de cet édifice, à partir du contrefort, montre la présence d’une chapelle canoniale, qui pouvait remonter au moins au XIVe siècle, avec deux grandes baies en ogive malheureusement restructurées à l’époque moderne. (Photo Georges Bernage © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 12 avril 2026 à 23:55 Par
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En sortant de la rue Quincangrogne, calme et pittoresque, que nous avons laissée au n° 61, nous débouchons en haut de la rue de la Maîtrise, la plus pittoresque de Bayeux. Cette rue et celle des cuisiniers sont les artères de Bayeux où l’on retrouve le plus l’esprit du Moyen Âge. Entre le portail de la cathédrale et le pont-levis du château, cet axe tortueux était transformé en quartier canonial. De nombreux chanoines y résidaient et leur souvenir imprègne encore l’ar­chitecture des édifices qui la bordent.

Cette rue pittoresque est cependant une rescapée. Les édiles de la première moitié du XIXe siè­cle avaient prévu sa destruction après celle du château commencée à la fin du XVIIIe siècle (en 1773) et achevée au début du XIXe siècle (en 1804). A partir de la nouvelle place Bourbon-Berry, qui deviendra la Place du Château, un axe droit et large menant à la cathédrale répondait aux nouveaux critères d’urbanisme. Le manque de crédits évitera à ce quartier historique d’être éventré.

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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°64. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

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Notes

  1. Voir les articles précédents dans les nos 57 à 61 de Patrimoine Normand, tous consacrés à l’ancienne paroisse Saint-Sauveur.
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